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 Centre-ville de Washington

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MessageSujet: Centre-ville de Washington    Mer 23 Mar - 21:55

    - On s'en va ? Y a rien d'autre que des bêtes bouquins ici...

    Le problème avec les princesses, c'est qu'elles s'emmerdent rapidement. Comme exemple, nous prendrons une fille d'environ dix-sept ans accrochée au bras d'un homme qui tentait vainement de lire les premières pages d'un très bon roman sortit quelques mois plus tôt. La différence d'âge était flagrante, dans les quinze ou vingt ans à vue d'œil. A se demander ce qu'il pouvait bien trouver à cette jeunette à la longue crinière blonde. Quelle question, pensa Leonel en leur jetant un nouveau regard, c'était juste une histoire de physique. Ou alors, c'était son père. Mais sincèrement, il en doutait vu la façon qu'elle avait de se coller à lui. Le genre d'étreinte qui voulait dire : 'Je suis une femme, j'ai une poitrine'. D'ailleurs, celle-ci eu raison de l'homme qui s'empressa de poser le livre sur une pile au hasard pour passer son bras autour de la taille de la gosse et l'entraîner dehors. Un comportement décidément déplorable.

    - Abruti, c'est pas sa place ! marmonna-t-il alors que la porte se refermait sur le couple. Il y a vraiment des gens qu'on devrait abattre...

    A l'autre bout de la petite librairie, le propriétaire lui adressa un sourire entendu. Zut, il avait entendu ses ronchonnements. Une moue contrariée au visage, il s'approcha de l'étalage pour y remettre un peu d'ordre. De façon quasi compulsive, il redressa les piles et les aligna pour que les livres soient le plus à leur avantage. C'était l'un de ses grands moments de maniaquerie et heureusement Logan, le patron du magasin, y était habitué. En fait ça ne lui arrivait qu'ici, alors c'était normal. Cet endroit avait toujours été cher à son cœur. Il y avait passer toute son adolescence, perdu entre les étagères lors des longues après-midi pluvieuses. D'ailleurs, il y avait même travailler durant quelques mois avant de mettre les voiles. Il se sentait donc particulièrement chez lui ici.

    - Bon qu'est-ce que je cherchais moi encore...

    Grattant pensivement sa joue, il attendit l'illumination tout en déambulant entre les rayons. Ses mouvements étaient encore assez raides, mais il se montrait désormais bien plus sûr de lui lorsqu'il se promenait ou effectuait des tâches du quotidien. Malheureusement, la douleur quand à elle n'avait toujours pas disparue. Il était d'ailleurs incapable de se servir de son bras dominant dont la blessure restait à vif. Dans un geste maladroit, il laissa ses doigts glisser sur les étagères et s'arrêta, presque au hasard, devant un roman de science-fiction. Tiens, ça faisait longtemps qu'il n'en avait pas lu. D'un autre côté, la réalité était bien suffisante, sans pour autant lire de vielles histoire déjà dépasser.

    La clochette de la porte tinta, mais il n'y prêta pas une grande attention. C'était encore l'un de ces clients stupides qui sortirait sans avoir fait un seul achat, mais en laissant derrière lui un foutu bordel. Après une longue réflexion, il s'empara de cinq ou six livres sans faire attention aux titres et se dirigea vers la caisse. Avec son capuchon sur la tête, il ne repéra malheureusement pas l'adolescent qui s'avançait, lui aussi dans les nuages, et le percuta de plein fouet. En plus de lui faire perdre sa précieuse cargaison, le gamin lui arracha un cri de douleur lorsqu'il le poussa contre une bibliothèque.

    - Bordel, tu pouvais pas faire attention sale mioche !

    Grognant méchamment, il se baissa avec difficulté pour récupérer les bouquins qui jonchaient le sol. Il en avait quatre en main, donc le cinquième se retrouvait donc disparu en mission. Le cherchant des yeux, il le trouva enfin aux pieds d'une ravissante demoiselle qui...tirait la tête. Elle avait pas l'air follement sympathique celle-là.

    - Euh excusez moi, mais vous pourriez me passer ce livre ? J'appréhende avec difficulté de devoir me pencher à nouveau...
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MessageSujet: Re: Centre-ville de Washington    Ven 25 Mar - 1:27

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    Les gens sont dégoulinants de bonheur et beaucoup trop stupides… Oui, c’était un fait. Du moins, selon la nouvelle Louise. Elle pouvait se permettre de juger les gens, oui. Après tout, elle avait été aussi stupide et puérile qu’eux dans le passé. Mais elle avait changé parce qu’elle avait découvert l’envers du décor, elle avait connu les dégâts de la guerre, les dégâts meurtriers. Ces dégâts qui peuvent changer considérablement et entièrement une personne. Désormais, elle était consciente de l’esprit destructeur des hommes, de la technologie tout aussi monstrueuse qu’exceptionnelle. Maintenant, elle faisait partie de cet envers du décor. Autrement dit, elle était passé de l’autre côté du miroir. Grâce à Requiem, grâce à deux hommes, elle pouvait désormais se venger, et juger de manière plus concrète les hommes. Elle avait enfin la capacité d’être celle qui détient le pouvoir, plus la simple et naïve spectatrice qu’elle fut. Mais à nouveau, elle se rendait compte que ce n’était pas aussi facile que cela semblait se présager. Car parmi ces soit disant héros se trouvaient énormément de beaux-parleurs, ce genre de types qui monologuent pendant des années devant son publique, mais pas capable d’une seule réelle prouesse.

    Au fond, un champ de bataille, c’est un peu comme une pièce théâtre. Enormément de personnes portent un masque, tout le monde, au fond, pour ne pas se faire repérer par l’ennemi, ne serait-ce que dans des zones neutres. C’est le propre du soldat, faire semblant. Et c’était la mission de Louise, sur Terre, faire semblant pour le compte de son organisation. Elle était plutôt douée dans le domaine, d’ailleurs. Ribbons voyait toujours en fonction des capacités des soldats, confirmés ou non. Mais retourner sur Terre, là où elle vivait paisiblement, c’était quelques fois dur pour la jeune blonde. Non pas qu’elle devenait soudainement nostalgique et submergée de ce sentiment qu’on appelle la tristesse, elle avait dépassé ce stade. Désormais, elle ne ressentait plus que cette haine et ce dégoût qui la rongeait, jour après jour. Peu commun pour une fille de son âge, certes, mais c’était malheureusement les aléas de la vie, ainsi que quelques rencontres qu’elle n’aurait certaine pas dû avoir qui firent d’elle ce qu’elle était désormais, cette fille monstrueusement glaciale.

    Traînant dans les rues, déguisée, pour ainsi dire, d’une robe couleur de l’océan, une robe légère, souple, se mouvant et virevoltant au rythme des légères brises qu’offrait cette saison, Louise pouvait faire penser à une simple civile dans cet accoutrement. Seul point qui changeait et qu’on ne pouvait rater, pourtant, c’était son visage. Aussi impassible qu’une poupée figée, la jeune fille n’inspirait absolument pas la joie de vivre. Ce regard faisait tâche. C’était un peu comme une erreur qu’on s’efforçait d’effacer mais qui revenait aussitôt à la charge. Le mauvais coup de crayon de l’artiste, une erreur dans la création de la poupée… Rien de spécialement catastrophique, sauf qu’à force, elle effrayait toute personne tentant de discuter avec elle. Un vrai spécimen cette fille, même venant de Requiem. Avançant droit devant elle, sans faire attention autour d’elle, la newtype réfléchissait, non pas à la robe qu’elle pourrait s’acheter, pas non plus à un éventuel cadeau pour son petit ami, rien de si futile, non. Elle pensait simplement à sa mission et à ce qu’elle pourrait faire. Il lui fallait fréquenter le plus de lieux publiques possible, recruter des informations. Un piaillement la sortit de ses songes. Un portrait craché de la fille qu’elle était autrefois, prenant son copain par le bras et le tirant tel son toutou. Répugnant, stupide, mais pourtant, elle n’en fit rien, si ce n’est de la fixer un moment sans arrière pensée. A en croire ce qu’elle disait, elle sortait de la librairie qui se trouvait juste à côté de l’héritière des Halevy. Une librairie ? En soit, un endroit comme un autre, mais sait-on jamais, après tout, la librairie est l’endroit de l’information, l’endroit où l’on trouve des livres, certes, mais surtout des journaux avec leurs gros titres. Pourquoi pas ? C’était un endroit à envisager, après tout, elle ne risquait a priori pas grand-chose.

    S’engageant enfin dans la librairie, la demoiselle fit à peine quelques pas dans cette boutique que déjà les ennuis commençaient. Pensive, ou plutôt, concentrée dans sa mission, Louise ne remarqua pas le jeune homme, tout aussi concentré, apparemment. Et PAF ! Il s’écroula devant elle, et après s’être énervé se redressa. Sans trop comprendre, du moins comprenant bien tard, la jeune blonde remarqua qu’il s’adressait à elle lorsqu’il fit la requête de ramasser son dernier livre à sa place. Il tombait parce qu’il ne faisait pas attention, et elle devait encore ramasser ses affaires ? Soupirant, haussant les sourcils, Louise s’exécuta finalement.


    "La prochaine fois, faites attention."

    Oui, Louise était toujours aussi sociable. Pauvre de lui, il aurait sans doute mieux fait de ne jamais rencontrer une fille comme elle. Elle donnait bien du mal à toutes les personnes la rencontrant et tentant ne serait-ce qu’un minimum de la connaître.
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MessageSujet: Re: Centre-ville de Washington    Ven 25 Mar - 22:24

    - La prochaine fois, faites attention.
    - Quelle remarque stupide...

    Les mots étaient sortit avec une rapidité destructrice. Presque au tac-o-tac. Comme on l'apprenait dans les cours de sciences élémentaires, c'était de l'action-réaction. Mais c'était surtout purement et simplement du Leonel tout craché. Un mélange d'absence de délicatesse, d'un brin de culot et d'une ridicule goutte de je-m'en-foutisme. Lentement, le jeune homme releva la tête pour dévisager l'inconnue. Selon sa réaction, il existait deux possibilités. La moins amusante serait de s'excuser pour avoir la paix. La majorité des nanas se sentirait insulter et ferait un scandale en attendant les précieux mots chargés de culpabilité. Si par contre la demoiselle appartenait à la minorité, les choses deviendraient bien plus intéressantes. Dans ce cas là, une joute verbale pourrait être envisageable et ce court instant suffirait à sauver sa journée catastrophique. Et étrangement, il sentait son système d'aiguillage penché vers le second type de réponse. En réalité, c'était bien trop facile. Vu le manque d'émotion vivant sur le visage de cette fille, elle ne lui réclamerait sûrement rien. Et elle partirait sûrement en le niant ce qui éveillerait son intérêt et le pousserait à la suivre pour percer le secret de cette passivité. Mais ça, c'était une autre histoire...

    - Soyons simplement logique. La prochaine fois, j'aurais certainement oublier votre recommandation. De plus, je ne crois pas qu'une vigilance accrue pourra me sauver de ce genre d'accident. Enfin, je dirais que ne pas répéter les paroles d'un millier d'autres personnes vous aurait certainement épargner cette tirade sans intérêt pour vous.

    Ca casse le mythe ce genre de réponse, se dit-il pour lui-même en jetant un œil au titre des livres qu'il avait en main. Sur les quatre, un seul se révélerait réellement intéressant et portait sur les faux-selfs. C'était un vieille ouvrage psychologique qui avait du se retrouver là par hasard et qui n'avait rien trouver de mieux que de croiser sa route. Comme quoi, ça valait le coup de se fier au hasard de temps en temps.

    - Qui se cache derrière cette poupée de glace ? dit-il comme pour lui demander son nom. Quelque chose de doux... Bien loin de cette apparence austère... Une sonorité noble, mais d'une étonnante souplesse. Pourquoi pas... Réfléchissant toujours, il feuilleta rapidement l'un des romans avant de se lancer. Louise...

    Le hasard semble être décidément de ton côté, cher Leonel...

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MessageSujet: Re: Centre-ville de Washington    Ven 25 Mar - 23:54

°


    Remarque stupide ? Pour qui se prenait-il ce gosse ? Louise soupira à sa réflexion. Il était de ceux se croyant supérieurs aux autres ? Et avec cette phrase, qu’espérait-il ? Une réaction de la jeune blonde ? Elle n’avait que faire de cette réaction enfantine. Après tout, elle avait autre chose à faire et surtout, elle avait à penser à des choses beaucoup plus sérieuses et primordiales, contrairement aux gamineries d’un gosse parmi tant d’autres. De toute manière, elle le voyait une fois, une seconde, il n’allait certainement pas s’acharner sur elle, comme elle allait très vite l’oublier, c’était sûr et certain… Enfin, selon la miss. Elle espérait sans doute beaucoup trop. Elle ne savait évidemment pas devant quel genre d’énergumène elle se trouvait. Elle ne savait pas non plus qu’il allait l’agresser, pour ainsi dire, si elle osait faire comme si elle n’avait rien entendu et rien vu. Pourtant, c’était bien son style. Elle n’avait plus l’habitude de s’attarder sur de telles choses… comment dire… futiles, oui, c’est ça, futiles.

    Haussant les épaules, la jeune fille observait le jeune homme sans une once d’émotion, comme à son habitude, elle restait impassible, sans un sourire, sans la moindre once de colère, pas de gêne non plus, rien du tout. Comme un film qu’on aurait mis sur pause, comme un film qu’on espérait en couleurs mais qui était en noir. Vous voyez ce genre de déception, ce genre de frustration ? Et cela énervait plus d’une personne, voire émerveillait l’esprit des plus fous. Au fond, elle, elle s’en moquait éperdument. Tant qu’on lui foutait la paix, c’était là le plus important et bien le seul truc important, avec un autre élément, la vengeance, mais, ça, c’était une autre histoire. Que pouvait-elle faire maintenant ? Continuer son chemin semblait être le plus intelligent, sinon, elle serait venue ici dans le seul but de voir un jeune homme s’écraser à ses pieds et lui demander le livre à terre. Ce n’était vraiment pas ce qui pourrait l’aider pour récolter des informations, mais alors là, vraiment pas.

    Posant déjà son regard ailleurs, la jeune blonde avait déjà son esprit ailleurs alors que le jeune homme eut la mauvaise idée de reprendre la parole, comme si elle ne l’avait pas encore assez entendu. Il n’était pas si bête ce garçon. Certes, ce qu’il disait était plutôt malin, mais il n’avait pas assez réfléchi avant de parler. Il aurait pu se ramasser une gifle bien méritée, malheureusement ou plutôt heureusement pour lui, il n’eut pas à supporter cela. Louise ne souhaitait pas se salir si bêtement. Et ce genre d’enfantillages n’était plus pour elle. Haussant les épaules, elle le dévisagea une nouvelle fois, sans changement sur son visage, un visage las, sans émotion, comme si plus rien ne pouvait la toucher. A nouveau, elle ne se fatigua pas à lui répondre. A quoi cela servirait ? Rajouter, toujours en rajouter, c’était inutile et c’était surtout une perte de temps. Et du temps, Louise n’en avait déjà pas énormément, à la base, si elle souhaitait visiter plusieurs endroits pour récolter ses informations. Elle le dévisagea donc simplement avant de se porter à nouveau sur la bibliothèque de la librairie. Elle espérait enfin ne plus être interrompue, mais sans doute espérait-elle trop…

    Et oui, il revenait à la charge. A croire qu’il était infatigable. Louise était donc fatiguée pour deux. Ce que cachait ce visage impassible ? Encore un autre posant cette stupide question. Cela ne regardait personne d’autre qu’elle. Même avec Ribbons elle refusait de parler d’un tel sujet. Elle était ce qu’elle était, personne n’avait à savoir pourquoi ni même à s’imaginer que cela cachait quoi que ce soit. Ce visage n’était pas un masque. Du moins, c’est ce que c’était toujours répété Louise depuis ce changement et elle se le répétait encore et toujours. Mais était-ce une manie chez le tout le monde de poser cette question ? Ne pouvait-il voir une personne froide sans y voir un masque ? C’était sans doute ce genre de héros voulant changer même le plus méchant, le plus cruel des hommes sous prétexte qu’il n’était pas dans son état réel. Stupide raisonnement. Stupides agissements. Stupides humains…

    Seulement, un mot attira son attention. Il avait prononcé son prénom… Mais le connaissait-elle ? Non, aucun souvenir. Comment pouvait-il le dire, alors ? Était-il du style devin ? La jeune fille se tourna finalement totalement vers le jeune homme, toujours aucune expression sur le visage, bien que légèrement étonnée, il fallait se l’avouer. Seulement, elle ne le montrait pas.


    "Je ne sais pas si vous devinez les choses toujours aussi rapidement, mais quand bien même, vous n’avez pas besoin de savoir quoi que ce soit me concernant. Sur ce…"

    La jeune fille emboîtait déjà le pas, dépassant le jeune homme, entrant enfin dans la librairie et se rapprochant des quelques livres et journaux, espérant y trouver quelque chose d’intéressant et espérant surtout que le jeune homme avait compris la leçon. Soupirant, elle s’imaginait déjà seule, sans ce gêneur… Mais pour combien de temps ?




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MessageSujet: Re: Centre-ville de Washington    Sam 26 Mar - 0:41

    - Je ne sais pas si vous devinez les choses toujours aussi rapidement, mais quand bien même, vous n’avez pas besoin de savoir quoi que ce soit me concernant. Sur ce…

    Touché. Jubilant intérieurement, Leonel se permit un léger sourire peu représentatif de son état d'esprit. Cette fille s'avérait moins lointaine qu'il ne l'avait pensé précédemment. En fait, tout n'était qu'une question d'ambiance. Même si son visage ne s'était à aucun moment détendu pour sortir de cette étrange moue d'une froideur polaire, l'ambiance avait sensiblement changer. Enfin seulement pour notre jeune Naturel qui s'entraînait depuis sa prime jeunesse pour repérer ces fugaces transformations. Suivant du regard les mouvements de l'adolescente, il posa ses achats sur le comptoir pour les régler. Quelque chose lui disait qu'il avait tout intérêt à être prêt à la suivre.

    - Vous êtes Française, Louise ?

    Sans se soucier des clients qui allaient et venaient dans le magasin, il restait concentrer sur sa cible. Il n'adressa d'ailleurs pas une parole à Logan, se contentant de déposer l'argent devant lui pour ensuite glisser la série de livres dans son sac à dos qui traînait dans un coin. La question était innocente et le ton naturel, mais il était bel et bien en train d'essayer de collecter des informations sur la jolie blonde. Mais ce n'était pas forcément les réponses à ses questions qui l'intéressait, non c'était bien plus vicieux. Leonel voulait ressentir autant que possible la fameuse variation pour percer à jour cette curieuse demoiselle.

    - Au fait, le bleu de votre robe accentue de façon trop violente la blancheur de votre peau. Une couleur plus chaude unirait bien mieux vos atouts. Pourquoi pas un rouge bourgogne ? Hum non, un framboise écrasée soulignerait sûrement mieux votre féminité...

    Pivotant, il lui fit face cette fois. S'attaquer de cette façon à une femme était particulièrement déplacé, mais vu son caractère cela ne la ferait sûrement pas fondre en larmes. Si c'était le cas, autant dire qu'elle n'était qu'une perte de temps pour ce gougeât de Leonel. Détendant ses mâchoires, il attendit une probable gifle. Vu son attitude, il l'aurait amplement méritée et c'est pour cette raison qu'il ne comptait aucunement chercher à esquiver. Un artiste était en perpétuel souffrance après tout !

    - Votre froideur fait vibrer mon âme d'écrivain. Je crois que vous feriez une excellente héroïne...

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MessageSujet: Re: Centre-ville de Washington    Sam 26 Mar - 1:17

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    Se mouvant enfin librement, Louise semblait s’attarder sur le moindre détail concernant la politique. Elle pouvait faire cela pour une simple passion, oui, il existait quelques jeunes gens attirés par le monde impitoyable et lâche qu’est la politique. Elle ne l’était pas vraiment, voire pas du tout, mais Ribbons aimait se voir gratifier de quelques nouvelles informations. Et puis, cela pouvait s’avérer intéressant pour les futures opérations de Requiem et pour parvenir à leur objectif principal, d’ailleurs. Heureusement, elle parvenait toujours à masquer ses réels desseins, et personne ne la comprenait encore, sinon, elle ne pourrait se balader si insoucieusement dans les rues, sans se méfier de tout ce qui l’entourait. De cette façon, c’était plus aisé de faire tout ce que l’on souhaiter et c’était plus simple pour des missions d’infiltration ou ce genre de missions où l’apparence est importante. Evidemment, paraître est un mot primordial dans ce genre d’accomplissements. Et Louise le faisait à la perfection… Ou presque. Son visage parvenait toujours à la tromper, du moins, quand elle se trouvait à une personne ne voyant pas plus loin que cela, pour les personnes simples d’esprit. Et malheureusement, celui qu’elle avait percuté n’était pas de ceux-là. C’est pour ça que la solution d’évasion était la meilleure. Il ne fallait surtout pas qu’il parvienne à la comprendre, à la décoder, pour ainsi dire. Et c’était pour cela qu’elle s’en était débarrassée et qu’elle se concentrait sur ses journaux… Qu’elle aurait pu finalement utiliser comme tapette à mouche…

    Le revoilà, d’attaque, la collant comme une mouche, ou de manière un peu plus raffinée, comme une abeille butinant sa fleur… Enfin, un truc désespérant, quoi. Exaspérée, la jeune fille aurait bien aimé connaître la formule magique pour le faire rentrer dans sa lampe de génie, ou pour l’envoyer à l’autre bout de la planète. En soit, quelque chose pour s’en débarrasser. Elle détestait les pots de colle et surtout, elle ne supportait pas qu’on la colle lors d’une mission. Si ce jeune homme avait été un membre de Requiem et si cette librairie avait été le vaisseau principal de Requiem, elle aurait sans doute été plus indulgente… Du moins, elle s’en serait moquée plus qu’autre chose. Mais là, ça devenait gênant, ennuyant et plus que déplaisant. N’avait-il pas une amie, des amis ou même une petite amie à coller ? Il n’avait pas sa petite télévision à suivre ? Il n’avait pas non plus des devoirs ou même des examens ? Quelque chose, quoi ! Quelque chose pour qu’il lâche ! C’est tout ce que la jeune blonde demandait, espérait. Qu’il la laisse tranquille, bon sang ! Sa première question était puérile et prouvait qu’il n’avait pas compris le message de la jeune Halevy. Elle se contenta alors simplement de ne pas y répondre et de détourner son regard, pour enfin, peut-être, lui faire comprendre qu’il avait intérêt à la lâcher.

    Il la poursuivait, encore et toujours. Il la bombardait de questions et de réflexions, toujours inutiles et totalement inintéressantes. Elle se moquait bien de savoir que sa robe bleue lui allait mal à cause de la blancheur de sa peau. Comme elle l’avait déjà dit à un tas de personnes, notamment de Requiem, elle ne se souciait plus de ce genres de choses. Elle voulait une chose ou deux, cela dépend de la manière de voir les choses : servir Requiem, et se venger. Elle n’avait donc pas de temps à perdre avec les robes et autres accessoires qui servent à se mettre en valeur. Même si on lui rappelait qu’à son âge, c’était dommage de penser ainsi, elle s’en moquait bien, rien d’étonnant de sa part. Et puis, comment pourrait-il lui parler de féminité ? C’était alors l’un de ces pseudo-séducteurs comme elle en croisait souvent dans son ancienne vie ? Il était encore plus désespérant qu’elle ne l’imaginait au départ. Désespérant et inintéressant… Un parmi tant d’autres, quoi.

    Il se mit finalement totalement face à la belle demoiselle de porcelaine. Que cherchait-il à la fin ? Voulait-il la faire craquer ? Le pauvre, c’était peine perdue avec une fille comme Louise. Il ne s’en rendait peut-être pas encore compte. Ou bien, c’était un imbécile, ce ne serait pas étonnant. Un imbécile rusé, peut-être. Il lui parla ensuite d’une certaine héroïne qu’elle incarnerait parfaitement. Il espérait quoi ? Que cela la toucherait, que cela la rendrait folle de joie ? Il s’attendait peut-être à ce qu’elle le remercie ? Oui, c’était un véritable imbécile. Soupirant, la jeune fille le regarda avant de faire mine de s’intéresser à un livre, bien qu’elle ne lisait même pas réellement les lignes. Tout était dans la persuasion. Il fallait le persuader qu’elle était trop occupée et peut-être enfin la lâcherait-il… Enfin, ce n’était qu’une supposition parmi tant d’autres. Elle l’avait petit à petit compris, c’était un vrai pot de colle, une vraie mouche, presqu’un toutou.



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MessageSujet: Re: Centre-ville de Washington    Jeu 7 Avr - 0:19

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    Miam ! Si l'ignorance était considéré comme une répartie, elle serait certainement la première de liste. Mais il ne fallait pas espérer que ce blanc royal fasse fuir ce mulet acharné du bocal. C'était exactement le genre de réaction qui lui donnait envie de s'acharner encore plus. Comme quoi elle était la cible parfaite pour cette ennuyante journée. La chance n'avait peut-être pas complètement tournée.

    De l'autre côté de l'étagère qu'elle inspectait avec une minutie forcée, un gamin âgé de six ou sept ans trouvaient l'escalade des rayons particulièrement amusante. Il arrivait à la troisième étagère lorsque celle-ci se mit à vaciller dangereusement, envoyant valdinguer les livres. Une série d'ouvrages traitant de la politique étrangère dégringolèrent sur la reine des glaces et l'alpiniste en herbe. Quel heureux hasard ! L'évènement arracha un sourire amusé à Leonel qui décidément trouvait cette journée de plus en plus intéressante.

    - Oh, quelle pagaille ! Tu n'es pas blessé petit ?

    Le gérant et la mère indigne se précipitèrent sur l'enfant en pleure. Pas qu'il était mal en point ou quoi que ce soit d'autre, il trouvait simplement ça triste que son cher mur d'escalade soit au sol. Faire tomber les livres en grimpant, c'était tellement plus amusant qu'à vide.

    Leonel regarda la scène un moment sans réagir, se demandant s'il allait porter secours à la demoiselle en détresse ou la laisser se noyer dans le papier. Son instinct de chevalier servant - tiens ça faisait longtemps qu'il ne s'était pas réveillé celui-là - le poussa vers la première idée, mais sa conscience détraquée le faisait plutôt pencher pour la seconde.

    - Quel pluie ! Monsieur Météo avait pourtant annoncer du soleil aujourd'hui...

    Ôtant un magazine érotique mal rangé - ou alors c'était le nain qui l'avait apporter - de sur la tête de la demoiselle, il observa les photos avec un intérêt feint, puis il le jeta par-dessus son épaule. C'était salissant, ces petites choses là.

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MessageSujet: Re: Centre-ville de Washington    Dim 17 Avr - 0:26

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    Ce jeune homme devenait lourd… Mais vraiment lourd. Il ne cessait de la coller, elle le sentait, elle se sentait suivie, poursuivie, d’ailleurs. Déterminé ? Non… Juste une tête de mule. C’en était désespérant et même plus, exaspérant. Mais voilà, libre à lui de la poursuivre encore et toujours, il y aurait bien un moment où il devrait la lâcher. Et le pauvre s’il devait découvrir des armes militaires, petit civil qu’il était… De son côté, Louise, fouillait encore et toujours à la recherche d’éléments importants, mais pas uniquement. Peut-être de simples indices, ou des mots qu’elle entendrait par-ci et par-là, et pour ça, rien de mieux qu’un centre-ville, celui de Washington en l’occurrence. Beaucoup de gens y allaient et venaient et beaucoup de choses se disaient de bouches à oreilles, voire simplement innocemment comme cela. D’ailleurs, qui pourraient soupçonner une jeune blonde en robe tout ce qu’il y a de plus normal… Enfin, en apparence, hein… Son visage n’était pas un visage que l’on voyait partout et à toute occasion, il fallait se l’avouer. D’ailleurs, Ribbons le lui répétait régulièrement : il lui fallait se forcer à sourire, quitte à avoir l’air débile comme toutes ces autres filles bien trop égocentriques poussant leur copain à la main. Mais c’était bien plus facile à dire qu’à faire. Et Louise ne voulait être la jeune fille qu’elle était auparavant, cela lui rappellerait trop de mauvais souvenirs, trop de souvenirs déchirant et surtout… une crise en prime, une crise qu’elle ne pourrait calmer que grâce à ses pilules, pilules qui ne la feraient pas passer pour jeune fille tout ce qu’il y a de plus banale. Donc au final, elle était comme elle le pouvait, elle donnait une image au maximum qui n’attirait pas énormément de mondes, ce qui était signe de bon niveau pour l’infiltration… Hormis ce jeune homme beaucoup trop curieux, beaucoup trop gênant, même, au bout d’un moment. Il poserait bien trop de problèmes s’il la suivait encore longtemps. Mais soit, elle avait autre chose à penser, elle devait faire comme si elle ne le voyait plus, et c’est ce qu’elle fit sur le moment.

    Alors concentrée dans ces bouquins, dans ces bouquins de politique, bouquins divers, un boum retentit et elle fut impliquée dans le carambolage créé par un petit garçon, un gamin qui jouait là où il ne fallait pas. Ecroulée au sol, des livres et des revues sur elle, Louise ragea intérieurement mais rien ne parut sur son visage, heureusement pour l’enfant en question. On s’inquiéta pour l’enfant mais nullement pour les autres, tant mieux, sans doute. Evidemment, si on avait commencé à s’inquiéter pour elle, Louise aurait été encore plus gênée qu’avant et son travail serait vite tombé à la trappe. Le malheur continuait donc. A croire que depuis qu’elle avait rencontré, sans le vouloir, ce jeune homme, tout allait mal. Il devait porter la poisse, sans nul doute. Il était venu la voir, l’aider, peut-être, avant de simplement prendre un livre érotique de sur sa chevelure blonde. Sa remarque, cependant, était une fois plus de trop. Il était fatiguant, crevant, lourd… Oui, lourd.

    Louise finit par se redresser d’elle-même, jetant un regard vif vers le jeune homme avant de se retourner et de chercher d’autres bouquins. Néanmoins, c’était foutu. Tout était au sol et chercher comme une passionnée lui vaudrait sans doute toujours plus de questions. Il ne fallait pas qu’elle se fasse encore plus remarquer qu’elle ne l’était déjà, suite à cet incident. Nettoyant de vifs coups de mains sa robe, elle se dirigea finalement vers la porte de la librairie sans même un au revoir en direction du libraire, ce n’était pas dans ses habitudes.

    Quittant ainsi la librairie, Louise espérait enfin être débarrassée de ce gêneur et des autres gêneurs, d’ailleurs.
    Marchant dans les rues centrales, la jeune newtype regarda un peu partout cherchant un endroit stratégique où passer inaperçue et pouvant donc écouter à son aise les diverses discussions pour en trouver une intéressante, du moins, intéressante pour elle, pour son but et pour sa mission, sans quoi, ce serait finalement un véritable échec. Elle ne se permettrait pas de rater une mission, ce serait inadmissible pour la jeune fille. L’avait-il vraiment lâchée, cette fois-ci, ce foutu gêneur ?
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MessageSujet: Re: Centre-ville de Washington    Ven 13 Mai - 19:41

    Alors qu'il se lançait dans un nouveau monologue, Leonel eut la désagréable surprise de découvrir que la petite blonde avait littéralement disparu de son champs de vision. Pivotant à trois-cent soixante degrés pour la repérer, il finit par apercevoir le bout de sa robe qui disparaissait derrière la vitrine. Lançant un joyeux "au revoir" à la ronde, il attrapa son sac, qu'il balança sur son épaule valide, et partit en courant presque de la librairie. Il ne s'agissait pas de la perdre de vue désormais. Heureusement, elle était assez facile à repérer et elle n'avait pas parcouru une très grande distance. Ralentissant le pas, il vérifia sa tenue et réajusta la bandoulière de son sac avant d'observer la demoiselle.

    Celle-ci semblait visiblement à la recherche de quelque chose. Elle semblait marcher tout naturellement dans la rue, comme n'importe quelle autre jeune, mais il émanait d'elle un petit quelque chose de particulier qui donnait à Leonel toutes les réponses avant qu'il n'ait même à se poser de questions. Continuant sa petite observation, il identifia rapidement l'objet des convoitises de la jolie Louise. Elle voulait simplement passer inaperçue. C'était une chance pour elle - ou une malchance cela dépendait du point de vue -, elle avait fait la rencontre d'un spécialiste en la matière. Même si cela ne se voyait pas au premier coup d’œil, Leonel était un as en matière de discrétion lorsque cela était nécessaire.

    Accélérant l'allure, il se retrouva à nouveau au côté de la jeune fille. Sans préambule, il attrapa sa main et noua leurs doigts. Et puis tout en souriant, il entama une nouvelle discussion, l'air de rien.

    - J'ai une proposition à te faire Louise. Je t'offre l'anonymat que tu désires tant et en échange, tu m'octroies une toute petite heure dans ton existence pour que je puisse t'observer à loisir. Je ne te demande pas grand chose, juste quelques réponses qui n'auront aucune importance pour toi. Qu'en penses-tu ?


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MessageSujet: Re: Centre-ville de Washington    Dim 22 Mai - 14:12

°



    Cherchant toujours l’endroit où passer pour anonyme, Louise cherchait tout et n’importe quoi: un banc tranquille, un coin isolé, en gros, un endroit calme d’où elle pourrait quand même écouter et voir la foule. Et heureusement pour elle, cela faisait une dizaine de minutes, et rien ne semblait gâcher son plan, cette fois-ci. Avait-il enfin abandonné ? Ce serait vraiment l’idéal pour la jeune blonde. C’était une bonne chose, au fond, elle ne pouvait plus le supporter et elle aurait sans doute rapidement craqué s’il s’était encore ramené pour la coller comme il le faisait si bien depuis le début. C’était véritablement agaçant. La demoiselle continuait donc de se balader, passant derrière un couple, puis derrière un autre, derrière une famille puis derrière une autre, elle tentait tant bien que mal d’enregistrer dans sa tête tout ce qui pouvait être utile. Néanmoins, elle ne trouvait toujours pas l’endroit idéal, l’endroit qu’elle cherchait pour mieux continuer dans son plan pour sa mission.

    Finalement, scrutant toujours les environs, la demoiselle put trouver un endroit stratégique ; c’était un banc, en retrait et entouré de buissons, un endroit génial et où elle pourrait passer pour une étudiante révisant pour ses examens ou d’autres choses importants à son âge. Enfin, qui aurait été importantes si elle n’avait pas été un soldat à part entière. Elle avait enfin trouvé l’endroit où elle allait rester durant tout le temps de sa mission ou moins, si elle trouvait facilement et rapidement des éléments croustillants, importants. Du moins, elle aurait pu y aller et y rester tout ce temps, oui, si seulement un élément perturbateur n’avait pas refait irruption. Cet imbécile, ce perturbateur qui la gênait depuis un bon moment, déjà, un civil assez stupide que pour croire qu’il collait une civile comme une autre, un vrai crétin, en soi. Il était plus que désespérant. Et s’il apprenait qu’il s’agissait d’un soldat se battant parmi le camp ennemi que tout le monde redoutait depuis peu suite à leurs agissements terroristes. Si seulement il l’apprenait, agirait-il ainsi encore longtemps ? La demoiselle était bien curieuse de le savoir. Mais elle ne devait pas le dire, pas ici et certainement pas à n’importe quel inconnu, c’était le principe de l’anonymat et donc le principe des soldats ayant comme mission une mission d’infiltration.


    Et tandis qu’elle continuait d’avancer, sentant sa présence plus intense et surtout, sentant finalement ses doigts noués à ceux du jeune homme, Louise ragea intérieurement, bien que ne laissant rien paraître. Déposant rapidement son regard sur le visage du jeune homme, la demoiselle ne montrait toujours que son impassibilité. Néanmoins, elle laissait sentir une mauvaise aura, une très mauvaise aura.

    "Je refuse. J’ai autre chose à faire qu’à traîner avec un môme."

    Soupirant légèrement, la demoiselle continuait d’avancer, tentant tant bien que mal de dégager les doigts du civil des siens. Elle avait une mission à accomplir et n’avait que ça en tête. Elle ne pouvait perdre une heure avec un tel gosse à ses côtés, elle devait observer et écouter tout et toute seule. Il la gênerait beaucoup trop. Néanmoins, ayant eu le temps d’analyser ce sale gosse, elle avait compris qu’il y avait peu de chance qu’il ne la lâche de si tôt. Il la collerait malgré son marché et malgré l’avis de la demoiselle. Elle réfléchissait dès lors à une nouvelle manière de l’éjecter. Espérant que cela marcherait, d’ailleurs. Mais rien n’était dit.



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MessageSujet: Re: Centre-ville de Washington    Lun 23 Mai - 22:29

    Soyons clair : le coeur de Leonel manqua de peu un battement lorsqu'il constata que la jeune fille ne lui avait pas éclaté la tête contre le bitume. Ou plus sobrement ne lui avait pas collé une gifle en plein visage. Mais en réalité, le plus surprenant était que les doigts de Louise ne s'étaient à aucun moment détachés des siens. A croire que son idée ne lui semblait pas aussi tordue qu'il ne pensait. Mais il ne cria pas victoire trop vite. La Française l'avait habituée - oui, pour lui même après trente minutes on pouvait déjà parler d'habitude - à de très belles performances lorsqu'il s'agissait de se glisser entre les mailles du filet.

    - Je refuse. J’ai autre chose à faire qu’à traîner avec un môme.
    - Un môme ? J'ai dix-neuf ans, moi Madame ! Pour une gamine qui ne doit pas avoir plus de dix-sept ans, vous ne manquez pas de culot. Puis, il marqua une pause, constatent un détail d'une importance capitale. Mon Dieu, vous avez parlé !

    Leonel avait assez mal vécu son silence. Il adorait parlé tout seul, mais parfois c'était bon d'avoir un interlocuteur valable. Quoi que valable... Pour lui, même un chat avec un chapeau était considéré comme un interlocuteur valable.

    - Sans vouloir vous vexez, vous ne tromperez personne avec votre moue boudeuse. Au moins, si je suis avec vous, vous pourrez passer pour une fille qui fait vivre l'Enfer à son petit ami. N'est-ce pas une bonne couverture ? Ne vous inquiétez pas, ce n'est que du vent, je ne m'intéresse pas aux filles dans votre genre. Vous êtes trop...réelle...

    Non, le jeune américain n'était pas un maniaque qui ne s'intéressait qu'aux créatures vivant à l'intérieur de ses histoires. C'était juste que le monde extérieur en général, ne l'intéressait pas réellement. Du moins, ça ne l'intéresserait pas tant qu'il n'aurait pas fini l'histoire qui déroulait sa ligne directrice à l'intérieur de sa tête.

    A cette terrasse là-bas, nous serons parfaitement installé pour écouter les conversations des gens. C'était un de mes endroits favoris lorsque je vivais encore à Washington.

    Et ni une, ni deux, il la tira par la main pour l'emmener là où il désirait aller. En ne la lâchant à aucun moment, il traversa la foule, se fraya un chemin entre les tables, et enfin il s'installa à une table qui paraissait idéalement positionnée. Il força presque Louise à s'asseoir sur la chaise à côté de lui, se refusant à lui laisser la moindre chance de s'échapper. Il voulait en savoir plus et tête de mule comme il était, il n'abandonnera avant d'avoir eu ce qu'il voulait.
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MessageSujet: Re: Centre-ville de Washington    Sam 27 Aoû - 18:20

    Ce jeune homme agaçait au plus haut point la demoiselle, elle commençait sérieusement à en avoir marre de sa présence, de son audace, de sa personne tout simplement, en fait. Elle, qui avait une mission bien précise, n’avait pas de temps à perdre avec un civil aussi insouciant qu’il était. D’ailleurs, si elle perdait autant de temps, elle se ferait rapidement réprimander, et on ne la prendrait plus au sérieux au sein de Requiem, et sa place, elle y tenait, non pas pour la gloire ou la victoire, mais simplement pour le seul mot ayant de l’importance encore pour elle, le mot « vengeance ». Seul ça semblait encore lui importer dans cette vie. C’était pour cela que cette personne auprès d’elle l’énervait, parce qu’elle l’empêchait de faire ce qu’elle souhaitait sur le moment. Et puis, de toute manière, le caractère de ce jeune homme n’était pas compatible avec celui de la jeune blonde qu’il collait depuis déjà une bonne heure ou peut-être un peu moins ; le temps semblait bien longs à ses côtés.

    Mais Louise n’avait certainement pas dit son dernier mot ! Elle avait plus d’une ruse pour s’échapper, peut-être l’avait-il remarqué, ou peut-être que non. Le fait était qu’elle allait trouver un nouveau moyen pour lui fausser compagnie et reprendre sa mission plus seule que jamais. Malheureusement, il serait plus difficile pour elle de se faufiler avec ses doigts entremêlés avec ceux de ce jeune homme, néanmoins, elle ne jouait pas l’espionne sans raison, elle trouvait toujours des solutions. Elle voulut d’ailleurs tenter une première technique, mais voilà qu’il recommençait à piailler. Il était ennuyant… Et ce n’était même pas un môme ? Un jeune homme aussi ennuyant que lui avait déjà dix-neuf ans ? Louise était certes plus jeune de deux années, mais au moins, elle n’ennuyait pas les personnes autour d’elle comme il le faisait, tel un véritable gosse pourri gâté. Oui, c’était un gosse pourri gâté, rien de plus, un véritable garçon capricieux, loin d’être mature. Et cela l’énervait plus que tout… Même si sur son visage, rien n’était encore visible, c’était une force pour Louise, ce visage impassible. A la fin de sa remarque, la demoiselle ne put que soupirer intérieurement, ne prononçant néanmoins aucun mot.

    Se faire passer pour sa petite amie ? Et puis quoi encore ? Elle détestait cette idée ! Et ce serait encore une fois une perte de temps. Elle ne pouvait se permettre de piailler, elle n’était plus ce genre de jeune fille, elle était bien plus sérieuse et… froide, sans doute, depuis ce moment tragique. Elle savait que le temps était précieux, désormais. Elle n’était plus cette gamine puérile, ne voyant qu’elle et se croyant le centre du monde. Il alla jusqu’à la pousser pour la faire le suivre jusqu’à une terrasse et la forçant à s’asseoir. Elle était de plus en plus à bout, même si cela ne se voyait toujours pas sur son visage. Elle n’allait pas se laisser faire de cette manière par une simple civil croyant qu’elle aurait du temps à perdre avec lui. Elle avait bien d’autres choses à faire qu’à traîner avec lui. N’hésitant du coup pas à se redresser, la demoiselle chercha à s’échapper de ce qui ressemblait à une mauvaise pièce de théâtre, une pièce de théâtre bien mal jouée que personne n’apprécierait, d’ailleurs. Cela ressemblait finalement à un véritable navet. Un garçon ennuyant, souriant insouciant et semblant vivant, parlant pour deux avec une demoiselle semblant morte, complètement vide de sentiment, d’émotion. C’était vraiment une mauvaise blague. Malheureusement pour lui, Leonel allait vite comprendre que même dans cette situation, la demoiselle allait lui faire faux bond, elle avait autre chose à faire.

    Ni une, ni deux, la demoiselle s’était levée et avait déjà tourné les talons, elle allait enfin s’échapper de tout cela. Il allait sans doute encore la coller, mais désormais, elle lui répondrait de son corps, ou du moins, elle lui tordrait le bras simplement en guise de réponse, elle n’allait pas user de sa salive pour ce jeune homme stupide.
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MessageSujet: Re: Centre-ville de Washington    Mer 21 Déc - 23:46

    Si Louise restait malgré tout intéressante, il n'empêchait que Leonel sentait poindre au fond de lui comme un piquant d'ennui. La situation manquait d'action, il ne pouvait même pas se divertir en observant les gens aux alentours sous peine de perdre la blonde des yeux. Feignant l'immobilisme, il suivit du regard la silhouette de la jeune fille qui s'éloignait de la terrasse du café. Si elle croyait qu'elle pourrait le rouler de cette façon, elle se trompait royalement ! Sortant un carnet à spirale et un crayon de la poche latérale de son baggy, il griffonna quelques idées qui venaient de lui passer par la tête avant de se lever pour prendre en chasse la fuyarde. Elle n'avait fait qu'une centaine de mètres, se retrouvant bien vite bloquer à un feu rouge.

    Leonel marcha lentement en tapotant la gomme de son crayon sur le papier à un rythme régulier jusqu'à la rejoindre. Comme à chaque fois qu'il la retrouvait, Louise n'affichait pas la moindre émotion. Lâchant un léger soupir, il la suivit durant de longues minutes, se tenant à deux longueurs de bras d'elle pour ne pas l'effaroucher encore plus. Alors qu'ils s'éloignaient du centre-ville bondé pour rejoindre les quartiers plus calme, le jeune Américain poussa rudement la fille dans une ruelle étroite. De cette façon, elle aurait bien plus de mal à s'enfuir.

    - Quel est ton secret, Louise ?

    Sans l'ombre d'un sourire, il s'avança en soutenant son regard sans vie.
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MessageSujet: Re: Centre-ville de Washington    Jeu 22 Déc - 0:16

    Ce jeune homme était des plus ennuyants et surtout, il la gênait plus que quiconque. Jamais qui que ce soit n’avait autant gêné une mission lorsque Louise était chargée de cette mission. En règle générale, la demoiselle faisait fuir bien des personnes à cause de son regard sans vie, de son regard impassible. Mais là, sans comprendre pourquoi ni comment, le jeune homme continuait de la coller encore et encore, cela semblait durer des heures pour notre jeune demoiselle. Elle avait bien mieux à faire qu’à se coltiner un civil aussi stupide que celui-ci, stupide et ennuyant, inutile en somme. Il était absolument inutile. Il n’avait aucune importance, il n’avait aucun intérêt pour notre blonde, il était véritablement un poids pour elle. Et elle avait une mission à finir, alors, elle avait espéré enfin le fuir en tournant ainsi les talons, direction… un autre endroit. Elle ne savait pas encore très bien où elle allait, mais au moins, elle allait dans le chemin opposé, dans la direction opposée, en gros, elle allait loin de lui, et c’était déjà une bien bonne chose. Malheureusement pour elle, ce n’était pas gagné, et même si elle espérait le fuir, elle allait encore plus encourager le jeune homme. A croire qu’en plus d’être stupide, inutile et gênant, il était également borné, ou peut-être ne comprenait-il pas le français. La demoiselle n’était décidément bien que dans le vaisseau, loin de ce genre d’énergumènes. Jamais elle n’avait dû chercher à se volatiliser à ce point… Ce n’était même plus révoltant, mais fatiguant.

    Finalement, elle entendit ses pas, elle comprit qu’il l’avait poursuivit jusqu’à ce feu. Évidemment, à l’instant, il y avait encore une certaine distance entre eux, mais très vite le jeune homme força, pour ainsi dire, la destination de Louise. Elle n’était plus dans ce centre-ville et donc dans une avenue ou une rue bondée, mais bien dans une ruelle étroite. Il devenait sérieux ? Il s’énervait ? Pathétique… Comme si en s’énervant il allait pouvoir faire réagir la demoiselle. Elle n’allait pas se dénoncer, elle n’allait pas dire qu’elle était en pleine mission juste parce qu’il voulait la comprendre, voire, l’analyser. Elle ne changea pas de regard, il était toujours aussi vide d’émotion, sans vie, un regard des plus singuliers.


    "Je n’ai pas de secret. Et même si j’en avais un, je n’irais pas le raconter au premier inconnu et encore moins le plus lourd de ces inconnus."

    Elle avait parlé, oui. Elle avait pourtant été concise. Elle n’avait pas parlé de trop. Elle n’allait pas gaspiller de la salive pour cet inconnu un peu trop curieux, un peu trop gênant.


Dernière édition par Louise Halevy le Jeu 22 Déc - 0:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Centre-ville de Washington    Jeu 22 Déc - 14:30

    Nao détestait Fye. C'était un fait. Il le détestait car il était fatigué. Et encore, si on pouvait appeler ça de la fatigue. Et pour cette raison...Fluffy détestait Fye, parce qu'un Nao qui se prétend fatigué est d'autant plus difficile à gérer. Il était encore plus irritable qu'à l'accoutumé et du coup, il était aussi bien plus imprévisible. Et le pire dans tout ça, c'était que le planning de la journée était chargé. Alors, pour essayer de calmer la situation, elle avait osé demander à Nao la raison pour laquelle il était énervé. Et avec tout le naturel du monde, il avait répondu qu'il détestait Fye. Et l'enquête avait commencé ; elle était allée voir Fye...mais celui-ci dormait encore profondément. Le guitariste était donc tout aussi fatigué. Avant qu'une migraine encore plus douloureuse - douloureux étant un euphémisme quand Nao est dans les parages - ne la prenne, la jeune femme avait trouvé Nekoi qui lui avait enfin fourni les précieuses informations. La raison pour laquelle, Fye et Nao étaient fatigués...était tout simplement digne du caractère singulier et excentrique de la starlette. Les deux jeunes hommes s'étaient disputés toute la nuit d'après Nekoi. Elle-même n'avait pas pu dormir à cause du vacarme qu'ils avaient provoqué. A ce stade, toute personne normalement constituée se dirait que c'est normal pour des garçons de se disputer, que c'est dans leur nature,...mais avec des jeunes hommes comme Nao et Fye, c'était différent. D'une part, Nao et Fye ne se disputaient jamais. Ils avaient toujours été très proches. Fye prenait toujours le partie de Nao et ce, quelque soit la situation...tandis que Nao ne tolérait aucune attaque envers le blond. "Fye est ma propriété, bas-les-pattes", c'était une phrase que l'on entendait très souvent de la bouche de la diva quand quelqu'un osait s'approcher un peu trop de son ami. Pour cela, une dispute entre les deux jeunes hommes était très étrange. D'autre part, plus que tout, Fluffy craignait d'entendre le sujet de leur dispute...et elle avait raison. Si les deux guitaristes s'étaient disputés...c'était pour une histoire toute aussi étrange que l'étaient les personnages. Une histoire de pantalon de canard qui avait fini par dériver, on ne sait comment, vers la taille des noyaux d'olives mais ce qui l'avait pardessus tout énervé, c'était qu'il avait dormi quatre alors Fye pourrait dormir le temps qu'il voudrait. Une phrase lâchée par la starlette venait d'étayer le récit de Nekoi.

    - Pantalon rouge pour un canard...et pourquoi pas une corne de girafe sur un hippopotame ! Un pantalon bleu pour un canard, c'est bien mieux.

    Pesta-t-il en s'enfournant la moitié d'un immense croissant dans la bouche. Il n'y avait rien à faire, Nao était et resterait toujours un mystère pour la jeune femme. Maintenant, à cause d'une histoire de canard, Fluffy devait composer avec un Nao mi-endormi mi-excité. Dire qu'il avait été si...arrangeant avec elle ces derniers temps. Depuis l'attaque à la Maison Blanche, il avait été presque adorable. Il lui avait même payer un assistant qu'il avait nommé "Assistant de Fluffy". Il avait insisté pour qu'elle n'ait plus à porter ses valises...Tout ça, gâché par une histoire de canard. Prenant son courage à deux mains, Fluffy commença à lui réciter le programme de la journée s'arrêtant presque à chaque phrase de peur qu'il ne réagisse mal.

    - Aujourd'hui, vous avez un entretien avec une chanteuse qui voudrait faire un duo avec vous. L'interprète nous attend déjà dehors depuis plus d'une heure et demi.

    Elle s'arrêta. Nao avait arrêté de se goinfrer et venait de poser un œil suspicieux sur elle. Anxieuse, elle resserra l'emprise qu'elle avait sur son dossier de notes.

    - Un QUOI ? Un interprète ?!

    C
    racha-t-il en manquant de s'étrangler avec son verre de jus matinal.

    - Je sais très bien parler anglais, merci de douter de mes capacités ô combien supérieures aux vôtres ! Finalement, peut-être que l'assistant de Fluffly est mieux que Fluffy elle-même ! Je sais parler plus de sept langues sans compter la langue des Manji dans Jumanji ! Hu ! Attendre une heure et demie ? Et alors ? J'attends depuis des mois que vous vous trouviez un cerveau, j'attends toujours !

    Voilà, elle avait réussi à l'énerver. Le bon côté des choses, c'était qu'il s'était enfin levé. Le mauvais...c'était qu'il l'avait brutalement remise à sa place. Encore une journée qu'elle devrait passer dans l'anxiété et la crainte qu'il ne crée des problèmes autour de lui ! Des problèmes...oui, des problèmes.

    L'expérience qu'elle avait accumulée durant les mois passés aux côtés de la Diva confirma ses doutes. Tout d'abord, avant de sortir, Nao avait caché quelque chose de long dans son sac. Bien évidemment, il n'avait pas daigné informer quiconque de ce qu'il s'agissait. Ensuite, il avait fait tourné l'interprète en bourrique en faisant semblant de ne parler que le russe. Mais le pire restait à venir....Il avait tenu des propos blessants à la chanteuse qui désirait faire un duo avec lui. Elle était débutante et jeune...

    - Ça ? Une chanteuse ? On dirait une branche de bambou dans une robe. Ne parlons pas de la voix. On chante, on ne braille pas.

    La suite...c'était l'interprète qu'il la lui avait racontée. En effet, Nao avait trouvé cela très intelligent et drôle de lui demander d'aller lui chercher une bouteille de thé à la pêche dans un magasin qu'il avait vu en arrivant. Elle avait cherché, vraiment...et elle n'avait rien trouvé parce qu'il n'y avait pas de magasin ! En quatrième vitesse, elle était retournée à l'endroit où elle l'avait laissé...mais ni lui ni l'interprète n'y étaient. La diversion lui avait permis de se cacher...ou presque. Des paparazzis qui le suivaient n'avaient de cesse de le prendre un photo ce qui l'agaçait légèrement. Ce qui lui tapait le plus sur les nerfs c'était l'interprète. Non mais quel crétin ! Il devait être Français ! Très certainement...avec un accent aussi pitoyable. Car oui, pour Nao, l'accent français n'avait absolument rien de séduisant.

    - Kipe smylingue Mystheure !
    = Keep smiling Mister.

    Au bout de vingt minutes, Nao en eut définitivement marre. Il réussit à l'entraîner dans le hall d'entrée d'un immeuble. Là, il se changea en vitesse afin de pouvoir passer inaperçu une fois à l'extérieur. Dans son sac, il sortit la chose longue que Fluffy l'y avait vu glisser. Une batte de baseball en mousse...ou presque entièrement recouverte de mousse. D'un coup sec, il frappa l'interprète sur la nuque. Celui-ci tomba à terre, assommé. Durant encore cinq minutes Nao lui mit d'autres coups de batte avant de l'attacher à la rampe d'escalier avec du papier collant. Une fois sa tâche accomplie, il mit sa casquette sur sa tête et sortit, sourire aux lèvres. Finalement, sa journée pouvait ne pas être totalement gâchée.

    Durant une heure, il se promena dans la ville, pestant avec joie sur les passants qui manquaient cruellement de style. S'admirant sur les affiches de publicités où on le voyait. Alors qu'il passait devant un café...quelque chose retint son attention. Une dispute de couple ? Une jeune femme semblait vouloir quitter son compagnon...L'avait-elle vu ? Avait-elle vu sa resplendissante beauté même cachée par une casquette ? Très certainement ! Nao brisait souvent des couples et des cœurs aussi. Généralement, il s'en fichait mais là, ça semblait être drôle. Il se mit à suivre le couple, sa batte de baseball toujours à la main. Cette blonde lui disait quelque chose...Un éclair de génie lui vint alors. N'était-ce pas...la blonde muette ? Celle qui était attardée mentalement ? Alors l'homme avec elle devait être un infirmier...qui essayait de la ramener dans un centre spécialisé. Encore plus intéressé, Nao suivit les deux jeunes gens jusqu'à une petite ruelle. Le jeune homme continuait à poursuivre la blonde...cette vachette blonde. Peut-être essayait-il d'abuser de sa lenteur d'esprit ? Voilà pourquoi elle le fuyait ! Les vaches sentent les personnes qui peuvent leur faire du mal ! Sans plus attendre, Nao s'interposa entre le jeune homme et la vachette. Pointant son doigt sur la jeune femme, il avait presque failli alourdir son 'handicap' en la rendant borgne.

    - Tu vas quand même pas profiter d'une attardée ? Si ?! Regarde bien ! C'est même pas une femme ! C'est une hybride ! Mi-vache, mi-humaine !

    I
    l fixa le jeune homme...Ou du moins, un peu..jusqu'à ce qu'il remarque son manque de classe. Il préféra détourner son visage vers un bout de verre brisé à terre afin de pouvoir s'y admirer...jusqu'à ce que...

    - Et, je t'ai pas déjà vu quelque part, toi ? Ou alors ce doit être ton visage tellement commun...on en voit partout des gens comme toi.


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MessageSujet: Re: Centre-ville de Washington    Mar 27 Déc - 0:24

    Soudain, Leonel se sentit pêcheur. Il pouvait aisément se comparer en cet instant à un brave gars installé dans sa barque au milieu d'un lac à attendre qu'un poisson daigne venir mordre son hameçon. Cela faisait des heures qu'il était là, mais tout était calme, la surface de l'eau ne se troublant que lorsqu'il bougeait légèrement ses membres engourdis par l'inactivité. L'espoir ne le quittait pas, pourtant à mesure que le soleil descendait à l'horizon, une lassitude et un léger énervement provoqué par l'ennui venaient troubler son esprit.

    - Je n'ai pas de secret. Et même si j'en avais un, je n'irais pas le raconter au premier inconnu et encore moins le plus lourd de ces inconnus.

    Il fallut quelques secondes au jeune homme pour comprendre que ces paroles provenaient de la bouche de Louise. Incrédule, il la fixa, mais ses lèvres étaient désormais closes et ne semblaient plus décider à s'ouvrir. Elle avait dit quoi...une trentaine de mots ? Et pourtant cela suffit pour rallumer la courageuse flamme du pilote qui ne pu retenir un sourire. Il venait de faire un pas en avant ! Ou en arrière, car il du s'écarter lorsque quelqu'un s'interposa entre eux, pointant un doigt déterminé vers la femme sans vie.

    - Tu vas quand même pas profiter d'une attardée ? Si ?! Regarde bien ! C'est même pas une femme ! C'est une hybride ! Mi-vache, mi-humain !

    C'était visiblement à lui qu'on parlait.

    - Et, je t'ai pas déjà vu quelque part, toi ? Ou alors ce doit être ton visage tellement commun...on en voit partout des gens comme toi.

    Leonel n'avait jamais eu la prétention de se dire beau, mais être considéré comme commun ne lui plaisait guère. Il préférait encore se faire traiter de tête de fouine. Il ne prit pourtant pas la peine de réagir, trop content de revoir Nao. Déjà qu'il n'oubliait jamais un visage, mais alors lui était gravé en or dans son esprit.

    - Nao ! Je me doute que ta royale personne ne se souvient pas du pauvre plébéien que je suis. Je vais te rafraîchir la mémoire. Toi, Sherlock Holmes, et moi, un chef Viking, entrain de courir entre les plateaux de tournage du studio d'Orb pour échapper à des vigiles pas joyeux-joyeux. Ah et j'oubliais ! Tu m'as assommé avec une pelle en plastique avant de me jeter dans une tombe.

    Une fois sa tirade terminer, le soldat observa un instant la tenue de la diva. C'était pour le moins...banal. Il s'attendait à mieux de sa part. C'était surtout cette hideuse casquette au couleur d'une équipe de baseball rivale à Washington qu'il détestait !

    - Une attardée ? C'est pour ça qu'elle parle si peu. Hum de toute façon, je ne comptais pas me jeter sur elle. Les blondes frigides très peu pour moi...
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MessageSujet: Re: Centre-ville de Washington    Mar 27 Déc - 22:16

    Les civils… Ils ne connaissaient rien à la guerre et semblaient si heureux. Evidemment, c’était connu, on ne savait la chance qu’on avait tant qu’on ne souffrait pas au moins une fois. Et sans doute que ce stupide jeune homme était de ces civils. Il ne connaissait rien à la souffrance, sinon pourquoi l’ennuierait-il ainsi ? S’il n’était un civil, il n’aurait pas tout ce temps à perdre. Et de ce fait, il ne pouvait comprendre Louise. Il ne pouvait comprendre ce qu’elle ressentait et pensait. Et c’était sans doute la raison de son insistance. De plus, s’il savait qui elle était, il ne resterait sans aucun doute pas auprès de la jeune femme. Qui voudrait coller l’un des soldats de Requiem ? Qui voudrait coller l’une de ceux qui font couler le sang en ce moment-même ? Mais surtout et le plus important, qui voudrait coller une demoiselle qui ne vit plus que pour une et une unique chose : sa vengeance. Personne, du moins, personne ayant un minimum de conscience. Mais Louise semblait fortement douter de la conscience du jeune homme. Mais là n’était pas son problème. Elle avait mieux à faire. Et si on découvrait ce qui se cachait derrière cette couverture, la demoiselle serait dans de beaux draps. Voilà pourquoi elle devait faire en sorte d’écourter leur petite entrevue. Mais comment ? Elle avait tout fait pour mais rien ne semblait marcher. C’était vraiment fâcheux. Un vrai pot de colle, il ressemblait presque à un pot de glue hyper forte… Dès que ça nous touche, on est fichus. Pourtant, comme tout le monde, il devait avoir un point sensible, voire une véritable faiblesse, de quoi le faire lâcher même deux secondes. Mais laquelle ? Louise aurait voulu ne pas avoir besoin à la chercher, mais il fallait croire qu’elle n’avait d’autres choix. Alors… elle allait devoir…

    A peine avait-elle commencé à chercher la moindre faiblesse que déjà quelqu’un s’était interposé entre les deux protagonistes. Une voix qu’elle avait de suite reconnue, elle était plus forte lorsqu’il s’agissait d’enregistrer ce genre d’éléments. Encore ce stupide civil se prenant pour une starlette ? Il était encore plus pathétique et ennuyant que ce stupide fanatique des bouquins. Une diva siphonnée et un obsédé de l’écriture… Louise était vraiment bien tombée… A croire que le sort s’acharnait sur elle lors de cette mission. Mais le pire était sur le point d’arriver. Une attardée ? Une hybride mi-vache, mi-humaine ? Et puis quoi encore ! Décidément, cette starlette était encore plus stupide qu’elle avait paru la dernière fois, dans ce parc d’attractions. Était-ce une image qu’il se donnait ou pire encore, était-ce un gros déficit cervical ? Avait-il un énorme problème parce qu’il avait manqué de nourriture maternelle lorsqu’il n’était encore qu’un enfant ? Ou pire encore, avait-il un égo surdimensionné ? Si c’était la dernière solution, Louise n’aurait aucune peine si par mégarde, elle le blessait. Et comme si cela ne pouvait être pire, la demoiselle remarqua assez vite que les deux garçons se connaissaient déjà. Un à part, c’était déjà fatigant, mais alors les deux ensemble, c’était mortel. Et elle se voyait mal gâcher une mission à cause de deux énergumènes. Il lui fallait se calmer pour ne pas planter de couteau malencontreusement dans les torses des deux jeunes hommes devant elle. Et par chance, sans doute, pour elle, la demoiselle avait l’avantage d’avoir un visage inexpressif. Ainsi, même si elle commençait à s’énerver intérieurement, rien ne se retranscrivait sur son visage. Et de cette façon, les jeunes hommes ne pourraient cerner la demoiselle de si tôt.

    Le plus dur, à cet instant, était de trouver une solution pour se faufiler sans que ces deux connaissances ne le remarquent. Malheureusement, si elle avait déjà dur à quitter un pot de colle, avec deux pots de glue, ce serait davantage plus difficile. Elle cherchait tout d’abord à faire abstraction des paroles insensées de cette starlette et puis les réponses toutes aussi puériles de l’écrivain. Une attardée, une blonde frigide… Elle pouvait tout encaisser sans aucun souci. Si cela passait, il ne lui restait qu’à trouver une passe, une sortie de secours. La jeune blonde balayait déjà de son regard vif les alentours. Puisqu’ils semblaient vouloir discuter, elle n’avait qu’à se frayer un chemin jusqu’en dehors de cette ruelle étroite et se frayer un chemin dans la foule au loin, et c’était enfin fini. Mais c’était plus facile à dire qu’à faire. Si déjà lorsqu’elle n’était qu’avec l’écrivain, elle avait dur à se faufiler vu que l’espace était bien trop étroit, comment pouvait-elle s’imaginer le faire avec un intrus de plus ? Elle était faite… Rageant intérieurement, la demoiselle n’avait pris la peine de bouger ses lèvres et réfléchissait alors intensément à un moyen pour s’évader de cette prison infernale.


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MessageSujet: Re: Centre-ville de Washington    Mer 28 Déc - 12:40

    Nao était un super héros ! Oui, un vrai de vrai...Il volait au secours des plus faibles même si dans ce cas, la plus faible se trouvait être une vachette qu'il avait déjà rencontrée il y a de ça quelques mois. Déjà, lors de cette première rencontre, il l'avait généreusement aidée en l'aidant à se sortir d'un labyrinthe de miroir. S'il se souvenait bien, ce jour-là, il y avait un fan de sa personne qui était tellement ébloui par lui-même qu'il avait décidé de lui ressembler le plus possible. Malheureusement, ce n'était pas le cas. Nao était unique. La perfection à l'état pur ! Et en plus, un super héros ! Tout en 'protégeant' la vachette attardée qui était derrière lui, il essayait également de se souvenir du visage du jeune homme qui se trouvait, lui, devant la starlette. Il ne dut pas essayer longtemps car celui-ci se présenta de lui-même...Alors il était donc ce Viking impoli ! Il n'en fallu pas plus pour que le visage de la Diva ne s'éclaire ! C'était l'inculte qui avait osé lui demander qui il était ! La réaction très équilibrée du chanteur n'avait été autre que de le pousser dans un trou avec une pelle et de le battre avec cette même pelle. Avec le recul, Nao s'était dit qu'il s'agissait de son humour pas très drôle...Après tout, qui ne pourrait ne pas connaître l'héritier des Kagami ? Personne !

    - Ah oui ! Tu dois être...hum Lorelle ! J'voudrais bien te serrer la main si je n'avais pas peur de me salir.

    N
    ao n'avait jamais été doué pour retenir les prénoms des gens. Il suffisait de le voir dans sa vie quotidienne pour le constater. Bien qu'il employait Fluffy depuis quelques mois déjà, il ne l'appelait toujours pas par son vrai prénom qui se trouvait être "Linda", quant à la personne qu'il avait engagé pour être l'assistant de son assistante, il l'avait tout simplement affublé du titre de "Assistant de Fluffy"...Les maquilleuses qui travaillaient pour le groupe étaient toutes numérotées de un à cinq et elle s'appelaient toutes Jessica.

    - Donc, mon cher Laurent, tu connais cette chère vachette ?

    A
    fin de mieux observer la vachette blonde, Nao se plaça à côté de l'Américain au prénom incertain, bloquant ainsi encore plus le passage pour la jeune blonde. La fixant intensément, il put remarquer avec bonheur qu'elle savait se laver...ou du moins, que quelqu'un l'avait aidée à le faire puisque que la trace qu'il avait laissée à l'indélébile sur son visage n'y était plus. Vu qu'elle était aussi dynamique qu'une statut, il n'était pas difficile pour lui de l'analyser de haut en bas

    - Dis-moi Lionel...Je suppose que tu n'es pas l'infirmier qui doit se charger de la ramener dans son centre spécialisé ?


    A
    lors qu'il semblait tout à fait calme, Nao soupira de rage et sortit son portable. Sans même devoir regarder les touches, il composa le numéro qu'il connaissait maintenant par cœur laissant paraître sa colère. Et c'était comme si ni l'écrivain en herbe, ni la vachette blonde n'existait. Pas de réponse...de quoi l'énerver encore plus ! Il commença alors à envoyer un sms...Avant de se tourner vers l'ex-chef Viking, parfaitement calme à nouveau.

    - Hey ! Leonel ! T'en es où dans l'idée de tuer Lacus Clyne ?

    C
    ertes la Diva n'avait retenu que ce qu'elle voulait retenir mais la starlette avait également fait l'effort de ne pas se tromper sur le fameux prénom. Si vous pensez qu'à ce moment précis, il avait parfaitement oublié la blonde muette, et bien...vous n'êtes pas très loin du compte. Il était bien plus concentré sur les vêtements qu'il portait pour passer inaperçu...des vêtements basse qualité qui lui irritaient la peau et qu'il lui donnait une forte envie de se gratter. Dans cette optique, il retira sa casquette qu'il posa sur le crâne de l'Américain comme si il était un porte-manteau.

    - Dis...Margueritte, t'as pas des vêtements de rechange ?

    O
    ui, il s'adressait bel et bien à la blonde...car après tout, une attardée devait certainement avoir sur elle des vêtements de rechange en cas d'accident. Et c'est à ce moment précis qu'il remarqua que la blonde cherchait une issu...voulait-elle encore s'enfuir ?

    - Regarde, tu lui fais peur ! Elle veut s'enfuir ! C'est vrai que personne, à par moi, ne peut porter une casquette aussi hideuse sans avoir l'air d'un monstre des poubelles écœurant.



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MessageSujet: Re: Centre-ville de Washington    Sam 14 Jan - 14:06

    - Ah oui ! Tu dois être...hum Lorelle ! J'voudrais bien te serrer la main si je n'avais pas peur de me salir.

    Lorelle... Au vu du tempérament de la diva, on pouvait dire qu'il avait fait un effort pour tenter de retenir son nom. Même s'il ne se pensait quand même pas si féminin. Enfin, pour avoir côtoyer Nao durant quelques heures, il savait désormais qu'il ne devait pas s'en faire pour ce genre de chose et surtout ne pas le contrarier. De justesse, Leonel retient ses yeux alors qu'ils allaient descendre sur ses phalanges pour vérifier leurs propretés. Non, il n'était pas particulièrement sale, elles n'étaient simplement pas digne d'entrer en contact avec celles du jeune homme en face de lui. Dieu qu'il était compliqué de côtoyer cette étrange créature !

    - Donc, mon cher Laurent, tu connais cette chère vachette ?

    L'héritier d'Orb, il avait fait des recherches sur lui après leur rencontre et connaissait toute sa biographie désormais comme la bonne groupie qu'il était, se décala pour prendre place à ses côtés. Il semblait réellement intéresser par Louise. Comme quoi, elle devait avoir un fluide particulier pour attirer les tarés. La blonde quand à elle n'avait toujours pas bouger, gardant les lèvres étroitement serrées. Tiens, elle était pourtant plus mouvante lorsqu'ils n'étaient que deux.

    - Dis-moi Lionel... Je suppose que tu n'es pas l'infirmier qui doit se charger de la ramener dans son centre spécialisé ?
    - Pas vraiment. Je l'ai juste croisé dans une librairie et j'ai trouvé ça cool de la suivre. Je suis en permission et je m'emmerde comme un rat mort. Washington en été, c'est carrément la zone.

    La situation était simplement résumé, mais cela aurait été trop long de raconter la fabuleuse histoire de magazine érotique qui avait atterrit sur la tête de la demoiselle et du gamin qui avait tout déclenché. D'ailleurs, Nao ne semblait pas prêt à l'entendre vu qu'il avait déjà changer de cible. Il s'acharnait sur son téléphone portable, rendant ses deux étranges compagnons complètement invisibles. Cela ne dura pourtant pas bien longtemps, le bipolaire se tournant de nouveau vers la face de rongeur.

    - Hey ! Leonel ! T'en es où dans l'idée de tuer Lacus Clyne ?
    - Elle s'est faite massacrée cette idiote. J'ai garder l'idée du Strike Freedom et de son pilote. L'unité symbole de leur amour qui devient la Faucheuse. Une fausse manœuvre, une tâche rose aussi collante que du chewing-gum sur le métal et un Haro trafiqué qui fait tout péter. Je hais cette saleté de boulette.

    Son sujet le passionnait tellement qu'il n'avait même pas constaté l'apparition de son prénom dans la conversation. Nao lui avait sortit tellement de truc différent, qu'au final cela ne faisait pas la différence de l'entendre une fois.

    - Regarde, tu lui fais peur ! Elle veut s'enfuir ! C'est vrai que personne, à par moi, ne peut porter une casquette aussi hideuse sans avoir l'air d'un monstre des poubelles écœurant.

    Avant qu'il ne se rende compte de quoi que ce soit, LA casquette se retrouva sur son crâne. Cette starlette avait osée. Avec une moue parfaitement dégoûtée, il éjecta le chapeau du pichenette et le laissa choir sur le sol.

    - Foutus Texas Rangers ! Et puis, elle est toujours comme ça. Elle ne rêve que de mettre les voiles pour aller trafiquer je ne sais quel truc louche.

    L'observant un quart de seconde, Leonel bougea légèrement pour se rapprocher un peu de Nao et rendre le passage désormais impossible. A part si elle pouvait courir sur les murs, elle n'était pas prête de disparaitre de leur champ de vision.

    - Mais au fait... C'est quoi ce délire avec les vaches ?

    Il s'était retourné vivement vers Nao, le regardant d'un air incrédule.
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